11 mars 2018

De Yalta à "nation = leMal"

Vous vous souvenez probablement de vos cours d'histoire : la conférence de Yalta en février 1945.
Comme le précise cet article de Wikipedia :

Les buts de la conférence de Yalta sont les suivants :
  • adopter une stratégie commune afin de hâter la fin de la Seconde Guerre mondiale ;
  • régler le sort de l’Europe après la défaite du Troisième Reich ;
  • garantir la stabilité du nouvel ordre mondial après la victoire.


"Régler le sort de l'Europe" et "garantir la stabilité du nouvel ordre mondial"... Tout est dit.


Nations européennes : les vaincues de Yalta

Ce n'est pas l'Allemagne nazie qui est vaincue, c'est toute l'Europe.
Découpée en deux parts, chacune étant dévolue à l'une des grandes puissances :
  • Europe de l'Est pour l'URSS, 600.000 morts (hard-dictature)
  • Ouest pour les USA, 60.000 morts (soft-dictature : chewing-gum, coca, holywood..., soft en Europe, pas en Amérique du Sud...).
Dès lors, les nations déclinaient en pente plus ou moins douce. Voir par exemple le printemps de Prague ou bien la guerre commerciale que Mitterand dénonçait - déjà - dans les années 80. Qui se traduit aujourd'hui par les traités dits de "libre-échange" (CETA...), jolie expression qui masque volontairement la disparition des acquis nationaux.

Mais, qu'est-ce qu'une nation ?
Pays, patrie, état, nation... Autant de termes sensiblement différents qui sont, me semble-t-il, parfois amalgamés.
Voici une définition du site CNRTL :

Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté.

 Cela semble simplement naturel, historique... Par exemple pour des expressions telles que
  • nation algérienne
  • nation malienne
  • nation japonaise
  • ...
Or, l'expression "nation française" est devenue, au fil des dernières décennies, sulfureuse voire outrancière
Avec une particularité en Europe : l'expression "nation polonaise" ne l'est pas... en Pologne. Autrement dit, les nations qui ont récemment subi une hard-dictature en ressortent sûres d'elles, de ce qu'elles sont... et ne sont pas.

1989 : fin de la hard-dictature (pas de la soft...)

Autre date essentielle dans notre histoire européenne : la chute du mur de Berlin en 1989. Les nations est-européennes renaissaient avec une force à l'aune de la hard-dictature subie pendant près d'un demi-siècle.
La (de moins en moins) soft-dictature qui contrôle l'Europe de l'Ouest en sort.. renforcée. En particulier avec cet instrument d'asservissement qui apparaît une décennie plus tard : l'euro. Signe on ne peut plus explicite de la perte de souveraineté, déjà bien entamée avec l'union européenne.


Et maintenant ?

Ce "nouvel ordre mondial", qui ne mérite certainement pas des lettres capitales, n'a eu de cesse que de dénigrer le concept même de nation. Aujourd'hui, ce terme est synonyme de repli sur soi, voire de xénophobie. Certains font une différence de valeur entre patrie et nation. Or, la patrie est, à mon sens, la nation en action.

Imaginez une seconde que nous ayons pu, dans un passé récent, nous affranchir de la soft-dictature américaine (vous savez... celle qui fait dire actuellement au chef d'état, ne pas confondre avec président de la république, qu'il est prêt à attaquer la Syrie...). Ne serions-nous pas fiers de retrouver nos racines, notre histoire ? 
Ne serions-nous pas clairs dans ce que nous souhaitons accueillir au titre  de ce droit d'asile qui fut activé à d'innombrables reprises ? Et aussi sur ce que nous refusons car régressif, en opposition frontale à nos valeurs ?

Dans la vie, dans le couple, dans un groupe, dans une organisation, dans le monde... Tout est question d'identité. Or, certains, par idéologie délétère, par soif de pouvoir, nient cette évidence. Comment voulez-vous défendre vos acquis, vos valeurs... Si vous ne savez pas qui vous êtes ?
Le principe d'égalité aura probablement fait autant de victimes que le nazisme, le communisme, le capitalisme sauvage...

La question identitaire n'est pas de l'égocentrisme, encore moins du racisme. C'est simplement du respect de soi.

La nature ayant horreur du vide, une identité nous est imposée à partir du moment où n'en prenons pas soin nous-mêmes. C'est vrai à tous les niveaux.

Hitler n'était pas à Yalta.
De Gaulle non plus.
Churchill y était. 70 ans plus tard : Brexit.




 






Aucun commentaire: